La plupart du temps, l’alignement du texte se trouve bloqué à gauche. Le texte est parfois justifié si la longueur de ligne le permet. L’alignement à droite est assez rare et convient mieux pour des annotations aux côtés des paragraphes. Les outils web actuels gèrent 4 alignements: à gauche, à droite, centré et justifié.

Différents types d'alignement

Alignement à gauche

Largement utilisé, c’est le positionnement par défaut des logiciels de rédaction. En typographie, on dit que le texte est en drapeau. Cette expression est une métaphore entre la fluctuation de la longueur des lignes et l’aspect imprévisible d’un drapeau flottant à l’air libre. En drapeau, sous-entendu aligné à gauche puisque l’alignement à droite est considéré comme une aberration dans une lecture continue. On dit aussi au fer à gauche faisant référence à la forme métallique utilisée par le typographe pour bloquer le texte. Le travail de mise en page est alors de réduire les blancs optiques en fin de ligne pour donner une impression d’homogénéité.

Alignement à droite

L’alignement au fer à droite est utilisé avec parcimonie car il rend la lecture difficile. Bien que le bord droit est clairement marqué, l’œil cherche à se poser à chaque retour à la ligne. On trouve cet alignement dans les magazines, les catalogues, les affiches, la publicité, les cartes de visite et beaucoup moins sur le web. Il agit alors comme complément à l’information principale.

Capture écran
www.causeur.fr (capture 05/05/2008)

Alignement centré

L’alignement centré se fait suivant un axe central sans aucun ajustement en début et fin de ligne. Cette disposition convient pour une invitation officielle, un menu de restaurant, une carte de visite, un en-tête de lettre, etc. Sur le web, l’alignement centré est réservé pour les titres, légendes, citations, texte de présentation. Tout comme l’alignement à droite, la lecture est plus difficile et ne convient pas pour de longs textes.

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www.csszengarden.com/062 (sous Internet Explorer)

Alignement justifié

Les navigateurs web sont capables d’afficher un texte justifié de manière rudimentaire. Pour alléger l’application, le browser est dépourvu de dictionnaire de césure automatique. On imagine mal l’intégration d’un éventail de dictionnaires selon que vous lisez du texte en français, en anglais, en italien… La justification est basique et se limite à former des lignes d’égale longueur, à l’exception de la dernière du paragraphe. À noter que la justification en alinéa ou en sommaire est toujours possible avec les feuilles de style. Pour plus d’infos, lire l’article: « Le texte se justifie-t-il ? »

Différents textes justifiés

Alignements variés

En PAO, on peut donner de nombreuses formes au texte. Une composition où le texte prend une forme non rectangulaire est appelée en allégorie. Cet alignement se destine aux ouvrages anciens. Les paramètres de césures et la justification sont plus difficiles dans la mesure où chaque ligne a une longueur différente. Sur le web, l’alignement en allégorie est impossible puisque le texte se trouve enfermé dans des boîtes rectangulaires. Le webmaster peut se risquer à forcer le retour à la ligne mais c’est loin d’être la meilleure solution.

Les magazines, et plus rarement les quotidiens, habillent le texte selon les contours de l’image. Cette technique, assez simple avec les logiciels récents, mettent en valeur l’illustration pour se rapprocher du personnage, de l’objet. Les bords de l’image sont dotés d’une série de points mobiles et peuvent être déplacés pour adapter au mieux le rédactionnel.

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Le Soir du 23 juin 2007

Ce procédé n’est pas faisable sur le net. Les webmasters peuvent tout au plus aligner le visuel d’un côté ou de l’autre du texte. L’espace autour de l’image est ajusté avec précision grâce aux feuilles de style plutôt que les valeurs hspace et vspace qui agissent par paires. Malgré tout, il n’est pas évident de trouver les bonnes valeurs d’espacement entre l’image et le texte pour que ce dernier tombe soigneusement sous la photo.

Capture écran
judorijeka.com (capture 04/045/2008)

La coupure de mots (ou césure) consiste à trancher des mots en fin de phrases afin d’obtenir un gris typographique homogène. Chaque langue contient ses propres règles de césure. Outre la coupure des mots, il est parfois intéressant de provoquer la scission pour assurer un meilleur équilibre visuel. C’est le cas par exemple des titres et des intertitres.

En principe, une justification libre n’a pas besoin de césure mais elle peut être nécessaire pour des mots trop longs dans les espaces de texte étroits. On évite ainsi d’avoir une variation de fin de ligne inesthétique. Dans un texte justifié, la césure améliore la justification et fait disparaître les lézardes. Dans l’exemple ci-dessous, froncez les yeux pour voir apparaître les « trous » dans le texte.

Capture EstRepublicain
www.estrepublicain.fr (capture 01/05/2008)

Coupure des mots

Les coupures de mots se font de manière syllabique (ty-po-gra-phie) en tenant compte de l’étymologie (hémi-sphère). Elle se pratique entre deux consonnes (profes-seur) et remplace un trait d’union déjà existant (porte-monnaie). On ne coupe pas après la première lettre d’un mot (a/piculture), ni des deux derniers caractères (légionnai/re). Même chose avant et après les lettres x et y précédées ou suivies d’une voyelle (Bru/x/elles). La séparation est à éviter après les termes con/, cul/ et chi/ même si la tentation est parfois très forte (con/sommateur).

Coupure entre mots

Plusieurs groupes de mots ou de caractères sont susceptibles de former un tout qu’il convient de préserver par politesse ou pour une meilleure lecture du message. Ainsi, on ne coupe pas:

  1. entre le titre abrégé et le nom de la personne: M. Dupont
  2. entre un nombre et son symbole: 3 dl de lait
  3. des nombres écrits en chiffres: 253 000
  4. des calculs mathématiques: 4 + 3 = 7
  5. avant une ponctuation finale: Vous avez raison !

Coupure des lignes

Dans la publication d’un quotidien papier, les journalistes fournissent la matière brute tandis que d’autres se chargent de mettre en page. Tout doit rentrer dans la maquette selon des espaces limités. Tantôt il faut adapter la longueur du texte, tantôt ajuster la longueur des titres et intertitres. Dans l’exemple ci-dessous, le maquettiste ne s’est pas contenté de coller simplement les titres mais de les adapter pour obtenir un équilibre visuel en évitant les césures de mot.

Capture quotidien Le Soir
Le Soir du 23 juin 2007

Prenons toujours le même exemple du quotidien, mais cette fois en ligne. Outre la faible maîtrise du support et de son affichage, il est très peu probable qu’un webmaster ait pris le temps d’ajuster au mieux les articles. Ces derniers sont diffusés en ligne après un traitement de mise en page automatisé. Contrairement au journal papier, internet favorise la rapidité de l’information à la forme. Bien que certains sites font l’effort sur les titres comme ici avec Le Figaro et l’ajout d’un retour à la ligne manuel.

Capture quotidien Le Figaro
www.lefigaro.fr (capture 01/05/2008)

Trait d’union manuel

Les traitements de texte et les logiciels de mise en page gèrent la césure automatique des mots pour autant que le dictionnaire des coupures soit activé. L’outil coupe le mot, ajoute un trait d’union et renvoie le reste du mot à la ligne suivante. À noter que les navigateurs web ne gèrent les césures en aucun cas.

Il est utile de vérifier les césures imposées par le logiciel et de les adapter en fonction de sa maquette. L’ajout d’une coupure manuelle ne doit pas être un trait d’union sécable mais un trait d’union conditionnel. Dès lors que du texte est ajouté avant la coupure, le mot divisé est renvoyé à la ligne sans son trait d’union. Dans Word par exemple, tapez Ctrl + trait d'union (du pavé alpha-numérique) à l’endroit souhaité. Rien ne se produit visuellement sauf lorsque le mot démesuré arrive en fin de ligne.

Pour plus de détails, consultez la page: « Traits d’union et tirets ».

À force de passer du temps à taper sur ce clavier, on finit par améliorer sa vitesse de frappe. Le mieux c’est de pouvoir taper avec ses dix doigts sans regarder son clavier. Cela demande de la discipline au début, mais on remarque vite l’intérêt de taper à l’aveugle. Pour les plus aguerris, il existe des petits jeux sympas pour mesurer sa vitesse ou se mesurer à d’autres.

Typing Game est un des tout premiers jeux sorti dans le genre. Des lettres défilent de plus en plus vite et le but est de les éclater en tapant sur les bonnes lettres. Le début est très relaxe pour devenir de plus en plus stressant.

Capture Typing Game

Type Racer est un jeu prenant et stimulant puisque votre rapidité active une petite voiture de compétition. La vitesse est indiquée pour chaque joueur en mots par minute. N’espérez pas tacler le haut du classement puisque les meilleurs bolides sont à 180 mots par minute.

Capture TypeRacer

KeyBr n’est pas multi-joueurs mais le site a d’autres avantages. Parmi les 6 langues proposées, le français est disponible. Ce qui est permet d’améliorer considérablement vos performances. Chose extraordinaire, vous pouvez proposer le flux d’un blog comme exercice de frappe.

Capture Keybr

Prenez un texte aléatoire dans votre langue maternelle et tapez pendant 15 minutes, sans corriger vos erreurs. Dans votre traitement de texte, affichez le nombre de caractères - espaces compris - auquel vous déduisez [le nombre de fautes multiplié par 10]. Divisez le tout par 90 et vous obtenez le nombre de mots par minute. Exemple: 4234 - (21 × 10) = 4024 ÷ 90 = 45 mots/min.

Une bonne secrétaire obtient un score égal ou supérieur à 45 mots par minute ce qui est amplement suffisant pour n’importe qui. Par contre, il est difficile de retranscrire à l’ordinateur une conversation normale (environ 100 mots à la minute). Certaines professions oubliées, comme les greffiers, font encore appel à la sténo. Cette dernière permet d’enfoncer plusieurs touches en même temps si bien qu’il est possible de suivre un discours soutenu sans trop de problèmes (environ 200 mots à la minute).

Taper sans regarder son clavier demande une certaine discipline et un travail de concentration important au début. Mais les résultats arrivent vite. On considère 80 heures de travail pour une bonne connaissance du clavier et 200 heures pour acquérir une vitesse de frappe confortable.

Au final, une personne entraînée aura toujours l’avantage sur celle qui tape avec les yeux rivés sur son clavier. Le regard n’est plus porté sur le clavier mais sur le document à copier ou sur l’écran. Les fautes peuvent donc être directement corrigées. Au-delà du rendement, la charge du travail est répartie dans les dix doigts, les poignets sont reposés et les cervicales beaucoup moins sollicitées.

Les espaces et la ponctuation ça ne fait pas toujours bon ménage. Chacun à ses arguments pour défendre le type d’espace avant la ponctuation double. Quoi qu’il en soit, ceux qui choisissent d’opter pour espacer leur ponctuation finale devraient faire en sorte qu’elle ne soit pas éjectée et isolée à la ligne suivante. En plus d’être inesthétique, cela rompt le rythme de la phrase.

Capture Sébastien Bailly
bailly.blogs.com

Pub Kia
publicité Kia dans le quotidien L’Équipe

Dessin de Kroll
dessin de l’humoriste Kroll (source: Le Soir)