Susan Boyle, 46 ans, voix prodigieuse découverte dans une émission télévisée « Britain’s Got Talent ». Rapidement, le phénomène épate et fait buzzer. Si personne ne remet en cause le talent extraordinaire de Susan, on est en droit de se poser des questions sur la réalisation de l’émission. Plusieurs éléments laissent à penser à une mise en scène diaboliquement organisée. Le but est de composer une histoire prenante en passant par la raillerie, l’émerveillement, et les larmes. Le plus dur est de garder la surprise jusqu’au bout pour assurer un retentissement médiatique planétaire. Une bonne organisation, de bons comédiens et un public crédule. Vous-y croyez ?

Est-ce vraiment une découverte pour la production, le jury, le public ou n’y a-t-il pas un chouïa de big brother pour manipuler toute l’affaire et faire trémousser son public ? Comme le faisait remarquer un commentateur sur Rue89, le scénario n’est pas neuf.

Sans connaître l’émission, je suis étonné qu’une dame dont on connait à peine le prénom apparait devant une salle comble, un jury et toute une équipe de tournage. Certes, ça serait amusant mais particulièrement coûteux pour la production. Il faut un minimum d’organisation et faire une sélection en amont pour mettre en avant les candidats jugés intéressants par la production. J’ose espérer qu’on arrive pas sur scène, devant une salle comble, un jury sélectionné et toute une équipe de télévision sans même avoir fredonné un couplet. Avouez que ça semble très peu probable.

Et si c’est orchestré depuis le début, je trouve ça assez malsain. On manipule le spectateur, on lui fait croire à une réalité qui n’en est pas. Le jury aurait été informé au préalable et aurait eu pour mission de jouer le jeu, de faire semblant, de se moquer puis de s’émouvoir et enfin de s’excuser pour avoir préjugé arbitrairement de son talent aux regards de son physique et de sa tenue. Comme c’est touchant. Et si elle avait chanté comme une casserole, elle serait restée la Susan Boyle moche et conne qui en plus ne sait pas chanter ! Est-il plausible d’imaginer un tel scénario où on est dans le délire paranoïaque ?

Edit: une semaine après Susan, c’est au tour de Shaheen Jagargholi du haut de ses 12 ans de faire une interprétation grandiose après un départ stoppé par le jury. Les responsables de l’émission ont le secret pour dénicher des perles rares et les mettre en valeur. À suivre…

La presse écrite et la pub en fond

Catégorie: Web | 1 commentaire | 493 lectures

La presse écrite tente de trouver un modèle économique en ligne. Les audiences de fréquentation des sites grimpent par rapport au journal papier mais il reste à trouver un moyen pour monétiser ce trafic. Une des possibilités est le recours ponctuel à de la publicité en fond d’écran. C’est très à la mode sur des portails destinés au cinéma ou sur les sites de partage vidéo. J’ai repris ici quelques captures d’écran de la page d’accueil des différents journaux en ligne que je consulte à l’occasion.

Capture d'écran
Le Figaro - Yves Saint Laurent - 31/03/09

Capture d'écran
Le Soir - Nikon - 30/03/09

Capture d'écran
Le Soir - Jean d’Ormesson - 14/03/09

Capture d'écran
Le Soir - ING - 08/03/09

Capture d'écran
Le Figaro - Infiniti - 19/02/09

Capture d'écran
Le Figaro - Kenzo - 24/12/08

Capture d'écran
Le Soir - Nespresso - 30/11/08

Capture d'écran
Le Monde - Areva - 30/11/08

Capture d'écran
Le Soir - Chanel - 07/06/08

Alina se déshabille sur MSN

Catégorie: Web | 1 commentaire | 748 lectures

Je reçois régulièrement des demandes d’invitation de personnes totalement inconnues sur MSN. C’est d’autant plus étrange que je viens juste de changer d’adresse Hotmail. Pour éviter de refuser un contact légitime, j’accepte même si le pseudo est suspecte. Et puis, il suffit de voir l’avatar pour comprendre que c’est de la publicité pour un site de cul. Un robot, idiot forcément, répond au quart de tour à chacune de mes interventions. Alina, du site www.localroomcam.com me propose de la mater via webcam après avoir laissé mon numéro de carte de crédit.

Message suspect sur MSN

Il y a bien longtemps, je passais de nombreuses heures à chater sur ICQ. Par la force des choses, j’ai complété par Messenger. À cette époque, nous n’étions pas la cible des pirates ou d’autres embuscades. Les uns veulent nous faire la peau en profitant de notre naïveté, les autres veulent notre fric par tous les moyens. Pas étonnant qu’on développe une tendance paranoïaque en ligne.

Éditions Atlas et sa VPC

Catégorie: Divers | Laisser un commentaire | 2,063 lectures

Dans ma boîte aux lettres, je reçois un courrier nominatif sous cellophane venant des Éditions Atlas. Je regarde en premier les cartes qui sont assez bien faites. Je lis ensuite le courrier qui m’est adressé personnellement. Il n’y a pas de doute, le format ressemble à de la publicité: mise en page en couleurs, mise en évidence des avantages, abus des superlatifs, talon à renvoyer affranchi et prêt à l’envoi… Première réaction: mais comment ont-ils eu mes coordonnées ? Je prends tout de même la peine de lire tout le courrier signé par… le directeur !

Courrier postal des Editions Atlas
Courrier postal nominatif des Éditions Atlas

Selon la publicité, je paye deux fois rien et je reçois 60 fiches géantes de l’atlas du monde. Et si je me dépêche, je profite d’un méga cadeau… un planisphère. Deuxième réaction: où est l’arnaque ? Le bon sens est maître mot dans ce genre d’histoire. Est-il raisonnable de payer 2,50 euros pour un contenu qui semble de qualité ? Non ! Il y a certainement anguille sous roche.

Je contacte le service client pour savoir comment mes coordonnées ont atterri dans leur base de données. Après quelques minutes d’attente, j’entre en contact avec une collaboratrice. Elle n’est pas en mesure de me dire comment sa boîte a obtenu mes coordonnées: « sans doute que vous êtes abonné à d’autres sociétés commerciales qui nous ont transmis vos données ». Toujours d’après l’opératrice, seuls mes nom, prénom et adresse sont conservés. Conformément à ce qui est écrit en minuscule au-bas de la lettre, je demande à ce que ces informations soient effacées avec une confirmation par écrit. La dame acquiesce sans broncher et me souhaite une bonne journée.

Le site web est spécifié en fin de courrier: www.atlas-editions.com. L’offre est assez large et variée. Cela va des cartes géographiques à la cuisine en passant par les voitures miniatures de collection. Une petite recherche dans Google, me plonge des les entrailles de la mémoire du web. Tiens, tiens, intéressant. Des plaintes, des critiques parfois virulentes et qui ne datent pas d’hier. L’offre n’est pas mensongère puisqu’elle livre ce qu’elle promet mais attention à la suite. Les fiches se succèdent de plus en plus nombreuses et de plus en plus souvent. Le renouvellement est souvent automatique et les prix ne cessent d’augmenter. Avec le temps et un peu de distraction, c’est le compte en banque qui en prend un coup. C’est la croix et la bannière pour résilier le contrat (toujours bien conserver trace, preuve des prises de contact) et les frais décuplent en cas de non payement. J’ai trouvé de nombreux témoignages dégoutés comme celui de Patrick: « Les Éditions Atlas m’ont roulé ».

Femme objet dans la pub

Catégorie: Divers | 2 commentaires | 862 lectures

Il parait qu’aujourd’hui c’est la journée internationale de la femme. Ça tombe bien, cela faisait un petit temps que j’avais envie de pousser un coup de gueule contre ce marketing à deux sous qui exploite massivement le corps de la femme. Toujours en respectant un unique modèle à 20.000 lieux de la réalité: un corps élancé, sans aucun défaut, un tour de hanche raboté au clic et une poitrine en contraste avec le reste. À quoi ça rime !

Les Chiennes de garde ont attribué plusieurs trophées au monde de la publicité. J’ai choisi celui de Scarlet. Pour la petite information, Scarlet est une entreprise de télécommunication bien présente sur le marché publicitaire belge. En août 2008, on trouvait sur le site web du fournisseur d’accès à internet, cette magnifique bannière (voir ci-contre). J’aime beaucoup l’exemple puisqu’il montre à lui seul l’ingéniosité et le talent des créateurs. Que vient faire ce modèle à moitié nu et pointant le visiteur du doigt ? Quel est le message publicitaire ? Comment l’agence considère-t-elle son client potentiel ?

On le sait depuis des lustres, l’objectif premier de la pub est la vente. A priori, tous les arguments sont bons tant que ça rapporte. Pourtant, une marque véhicule certaines valeurs conscientes ou inconscientes. Dans un soucis de cohérence, les enseignes entretiennent un ou plusieurs thèmes. Difficile d’imaginer un spot publicitaire féérique pour un produit de lessive. Ici, Scarlet joue la carte de la provocation et de la facilité: la femme objet est instrumentalisée et considérée comme excitateur des sens primaires chez l’homme. C’est assez risqué en terme d’image et de crédibilité. Imaginez une telle publicité pour une compagnie d’assurance. Sans doute, qu’ils le savent fort bien puisque cette bannière se retrouvait uniquement sur leur site internet.