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Recherche et défilement de page
Catégorie: Ergonomie | 134 lectures
Moteur de réponses
Aujourd’hui, on n’imagine plus rechercher un site web, une information sans moteur de recherche. Les requêtes ont d’ailleurs évolué avec le temps. Si en 1994 les gens cherchent des sites hautement spécialisés dans un domaine, en 2006 les utilisateurs demandent des réponses à leur question peu importe le site. « Ce qui a changé, c’est que plutôt que de rechercher des sites à explorer et à utiliser en profondeur, les utilisateurs demandent aujourd’hui des réponses spécifiques. Les moteurs de recherche sont devenus pour l’essentiel des “moteurs de réponses” ». L’offre est devenue tellement vaste qu’il est impératif de sélectionner. Les internautes ne veulent plus chercher l’information dans un site en particulier, ils veulent un lien direct vers la réponse à leur question. Et des questions nous en avons tous. Pas étonnant que les moteurs de recherche soient épinglés en page de démarrage du navigateur.
Page des résultats de la recherche
Après une requête dans un moteur de recherche, 93 % des testeurs se sont limités à la première page de résultats. Ils sont moins d’1 % à se rendre sur la troisième page et suivantes. De plus, 53 % d’entre eux se sont contentés de rester sur la page-écran affichée sans utiliser le défilement vertical. Dans un moteur comme Google, cela signifie une visibilité forte pour les 5 premiers résultats et 7 liens sponsorisés (pub Google). Sur les 5 gagnants de la recherche, le premier résultat est cliqué une fois sur deux, le deuxième chute à 16 et le troisième à 6 %! Des études ont confirmé cette analyse en parlant de « triangle d’or », c’est-à-dire une visibilité très importante pour les 3 premiers résultats de la recherche (cf. PRWeb).

Un large chapitre est consacré aux AdWords et leur efficacité. Nielsen revient plusieurs fois sur le sujet. Il serait dérisoire d’apposer une publicité sur la page d’accueil d’un moteur de recherche. C’est seulement quand les mots clés sont tapés que la publicité a de la pertinence. Contrairement à ce que je pensais, ces pubs sont loin d’être délaissées par les internautes. D’une part parce qu’elles sont contextuelles et s’adaptent à la recheche. D’autre part, leur format est simple, dépouillé et l’énoncé un peu vague: « Liens commerciaux ». Une façon de camouffler leur véritable nature et de calmer les réticences ou l’effet d’aveuglement face à la pub. Ce format a tellement de succès que le système de surenchère ne cesse de faire monter les offres et le phénomène risque de s’amplifier au plus grand bonheur des responsables du robot.
Défilement de la page
L’étude révèle que 77 % des utilisateurs ne font pas défiler la page d’accueil contre 58 % pour une page intérieure. La justification est un peu brutale: les utilisateurs sont paresseux et ignorants
. Nielsen nuance ses propos en précisant que les utilisateurs sont souvent submergés par la masse d’information qu’ils ne jugent pas utile d’aller voir plus loin. Dans une moindre mesure, ils ne savent pas comment descendre dans la page ou ils n’ont pas vu qu’il était possible de le faire.
Un espace blanc ou des éléments qui ressemblent à de la publicité en bas de page donnent le sentiment d’être arrivé au bas de page. Au contraire, titres et contenus suggèrent une suite. En général, mieux vaut limiter le défilement et indiquer toutes les informations importantes en premier.