Physiologie de la lecture

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Qu’est-ce qui fait la différence entre un « bon » lecteur et un « mauvais » lecteur ? Le premier critère repose sur les connaissances culturelles. Si nous connaissons le sens des mots, nous pouvons les reconnaître plus rapidement.

Il se crée également un phénomène d’anticipation et nous sommes capables de compléter une phrase, une expression, un contexte sans même l’avoir lu. La vitesse dépend de la compréhension. Il est plus facile de lire une actualité dans un journal qu’une théorie philosophique.

L’habitude joue un rôle important. Un lecteur confirmé acquiert une aisance particulière. De cette façon, il n’a pas besoin de lire toutes les lettres d’un mot pour connaître son sens mais il lui suffit de quelques lettres pour que le cerveau reconstitue le mot. Lire c’est reconstituer.

« Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des lrttees dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire sionet à la bnnoe pclae. Le rsete puet êrte dnas un dsérodre ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porbèlme. C’set prcae que le creaveu hmuain ne lit pas chuaqe ltrete elle -mmêe, mias le mot cmome un tuot. »

La lecture n’est pas linéaire mais saccadée. Le regard fait des bonds plus ou moins grands et parfois revient en arrière lorsque la reconnaissance dérape ou le sens semble erroné.

Pour ces raisons, les professeurs et les correcteurs typographes doivent se concentrer davantage lorsqu’ils corrigent des copies, des épreuves. La lecture est minutieuse et se fait signe par signe pour débusquer les petites (grosses) coquilles.


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