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Bien choisir son imprimante jet d’encre
Catégorie: Informatique | 840 lectures
Mon imprimante HP 695C va bientôt rendre l’âme. Je la sens partir tout doucement. Elle peine à prendre le papier, elle se bloque assez souvent et n’imprime plus qu’en noir. Avec ses 10 ans d’âge, mon HP m’a rendu de bons et loyaux services. Un investissement largement amorti. Reste qu’il faut choisir maintenant à la remplacer. Au lieu d’acheter sur un coup de tête ou sous les conseils du vendeur, j’ai cherché à en savoir un peu plus. J’ai délibérément écarté les multifonctions car je n’ai pas l’utilité d’un scanner ou une photocopieuse. Aussi, je préfère exiger une qualité minimum à un outil spécialisé plutôt que de me satisfaire des résultats moyens du tout-en-un. J’ai finalement opté pour une Canon IP 4500.
Vitesse d’impression
La vitesse d’impression, exprimée en nombre de pages par minute (PPM), est le critère le plus délicat à apprécier. Les constructeurs sont parfois très évasifs dans leurs chiffres et ils ne correspondent pas toujours à la réalité. Les benchmarks indépendants constatent souvent une nette surestimation des performances. Avant d’acheter votre imprimante, fouillez le web à la recherche d’un comparatif ou d’un test détaillé.
Finalement, à quoi correspond exactement cette valeur PPM ? Quelles sont les conditions d’impression ? Il faut bien reconnaître qu’à ce niveau on ne sait pas grand-chose. Or, le type de document, sa complexité, la résolution d’impression, les performances de l’ordinateur sont autant de facteurs influençant la vitesse d’impression.
Il y a deux principaux modes d’opération pour définir la vitesse. Le premier est le temps écoulé entre le moment où l’utilisateur clique sur le bouton Imprimer et celui où la dernière page tombe dans le bac de réception. Ce mode de mesure tient compte du temps nécessaire au pilote pour transformer les données présentes dans une application en informations exploitables par l’imprimante (appelée rastérisation). Ce temps est plus ou moins long en fonction du logiciel. Les données sont mises en mémoire tampon pour être traitées ensuite par l’imprimante. L’autre mode opératoire est le délai entre le début et la fin de l’impression sans prendre en compte la phase de rastérisation.
Les performances sont annoncées en fonction de 3 « documents types ».
- documents textes: texte avec quelques enrichissements: gras, souligné, grisé
- documents composites: texte agrémenté de quelques illustrations
- documents graphiques: fichier contenant des photos
De plus, il faut être attentif au mode d’impression (normal ou brouillon), l’utilisation de la couleur ou non, le format des photos (10X15), le taux de remplissage de la feuille, etc. Ci-dessous, un comparatif entre deux imprimantes depuis le site PCworld.com.

Résolution
La résolution est exprimée en DPI (dots per inch) ou en français PPP (points par pouce). Elle indique le nombre de points distincts sur une distance d’un pouce (2,54 cm). Par exemple: 4800*1200. La première valeur est la résolution verticale, la seconde la résolution horizontale. Le produit des deux valeurs donne le nombre total de points sur une surface d’un pouce carré. Dans notre exemple: 5,7 millions de points sur 6,45 cm².
Plus la valeur est élevée, plus la précision est importante. Une haute résolution n’a de sens que pour des travaux qui nécessitent une précision du détail. Pour imprimer le contenu d’un e-mail, un tableau Excel, 600 DPI sont nettement suffisants. La résolution maximale annoncée par le constructeur est d’application pour les impressions couleur. Le noir n’a pas besoin d’autant de précision.
Marque
J’attribue plus de fiabilité aux marques de renom, à celles qui ont fait leurs preuves. Canon est avant tout spécialisé en photographie et ses imprimantes sont souvent bien classées sur la scène des imprimantes. Même chose pour Epson après des débuts quelque peu chahutés. Je préfère ne pas me prononcer pour les autres marques puisque je ne les connais pas. Faites attention aux imprimantes défiant toute concurrence, souvent il y a anguille sous roche. Lexmark par exemple, propose des modèles très bon marché mais les recharges sont plus coûteuses que le périphérique neuf !
Cartouche ou réservoirs d’encre
Mon ancienne HP dispose de deux cartouches: une noire et une couleurs. Les deux se glissent dans un emplacement adéquat ce qui évite de faire le changement manuel. Dans la cartouche couleurs, les encres sont séparées dans le même boîtier. L’épuisement d’une couleur entraîne donc le remplacement de toutes les autres.

Cartouches d’encre HP
À l’heure actuelle, certaines imprimantes sont équipées de réservoirs associés à des couleurs spécifiques. On trouve communément les encres cyan, magenta, jaune et noire. D’autres modèles d’appareil pour l’impression photo vont jusqu’à 8 encres indépendantes. Sur le modèle ci-dessous, l’imprimante est munie des encres à colorants pour la photo et d’une encre pigmentaire noire pour l’impression de textes.

Cartouches d’encre indépendantes Canon
Il est toujours bon de se renseigner sur la production du nombre de pages par cartouche. Ensuite, jetez un œil sur le prix des recharges ET leur capacité. Les cartouches HP et Lexmark sont plus chères puisque la tête de lecture se trouve directement sur le consommable.
Encre pigmentaire ou à base de colorants
Encre à base de colorants: la plus connue, elle est particulièrement adaptée pour les impressions couleur sur du papier épais, couché ou photographique. Ces derniers sont étudiés pour retenir les colorants et évite leur dispersion comme c’est le cas avec du papier à photocopies. L’encre à base de colorants est facile à manipuler et convient bien aux buses d’impression jet d’encre. Par contre, elle est très sensible à l’érosion et à la corrosion par les gaz. Ce défaut réduit considérablement sa résistance au temps.
Encre pigmentaire: utilisée sur des modèles hauts de gamme. Coûteuse pour de multiples raisons, elle résiste aux ultraviolets et se conserve très bien dans le temps grâce notamment à une résine qui la compose. En terme de rendu visuel, il n’y a pas vraiment de différence entre les deux types d’encre. Le phénomène de bronzing intervient lorsque l’éclairage est rasant et fait apparaître des reflets métalliques.
Partant du constat que les gens impriment principalement leurs photos sur du papier photo et les documents de tous les jours sur du papier traditionnel, certains constructeurs — dont Canon et Epson — proposent une cartouche noire pigmentaire. Les pigments restent concentrés sur du papier fibreux et donnent de très bons résultats pour des caractères imprimés en noir.
Encres compatibles
Il existe sur le marché des encres compatibles. La cartouche est nettoyée, la tête de lecture est inspectée pour assurer un bon fonctionnement. La recharge est généralement moins chère à celle du constructeur. Pour des impressions brouillon, c’est certainement une bonne solution. Par contre, ces encres n’offrent aucune garantie sur la qualité d’impression et ne sont pas optimisées pour certains types de papier.
Bac à feuilles
Voilà un critère dont on ne se soucie guère. Pourtant, pour ceux qui impriment un grand nombre de feuilles c’est vite appréciable. Les bacs à plat sont plus encombrants mais reçoivent plus de feuilles: environ 250 contre 100 pour les modèles à avalement par le dessus. Ce format compact l’est sans doute quand l’imprimante est rangée. Par contre, en état de marche, les feuilles sortent à plat par le bas pour sécher.
Niveau sonore
Le niveau sonore est pour moi un élément important. Ma veille HP fait un bruit monstre et c’est assez pénible d’imprimer tout un dossier. Qui plus est, je m’interdis de l’utiliser en fin de soirée pour éviter de déranger les voisins. Elle est bruyante à l’impression et à l’insertion ou la sortie des pages.
Impression directe — PictBridge
Les imprimantes compatibles PictBridge (norme internationale compatible avec toutes les marques) permettent d’imprimer des photos directement depuis son appareil photo relié à l’imprimante sans passer par l’ordinateur. La présence d’un écran LCD est un plus pour sélectionner, recadrer, retoucher et paramétrer ses clichés.

Connexion PictBridge
Pilote
Le pilote est l’intermédiaire entre l’ordinateur et l’imprimante. Depuis quelques années, les constructeurs ont fait des progrès sur le paramétrage d’impression et la convivialité de l’interface. Qualité d’impression, orientation de la feuille, contrôle des marges, recto-verso, niveau d’encre restant. Certains modèles détectent même le papier utilisé grâce à un capteur dans le bac à feuilles.
Le papier
Il est toujours bon de se renseigner sur le prix et la qualité du papier. Les constructeurs encouragent évidemment leurs clients à utiliser le papier de la marque. Pourtant, ce respect constructeur ne garantit pas les meilleurs résultats. Certains papiers bas de gamme réagissent mieux avec certaines encres et inversement. Il ne faut pas oublier que les constructeurs d’imprimantes ne fabriquent pas eux-mêmes le papier mais font appel à des sociétés spécialisées. L’utilisateur final doit donc agir par essai-erreur pour trouver le meilleur résultat.
Attention cependant à adapter la résolution en fonction du papier. Il en existe de trois types:
- papier normal (80 g/m²): c’est celui qu’on achète en rame de 500 feuilles et qu’on retrouve dans les Copy Center. Sa surface est très fibreuse et ne peut absorber une trop grande quantité d’encre au risque de les mélanger. Son faible grammage provoque un gondolement de la feuille dans le cas d’impressions photo.
- papier couché (100 g/m²): papier plus élaboré dont la surface est traitée pour donner un aspect plus lisse et brillant. Les tirages sont plus beaux sur ce type de papier qu’il s’agisse de photos ou de textes.
- papier photo (200 - 290 g/m²): comme son nom l’indique, il est utilisé pour l’impression photo. Il est beaucoup plus rigide que le papier normal et peut être brillant ou mat. Il se rapproche fortement des photos développées en argentique car les utilisateurs aiment retrouver ce même confort. Son coût est élevé.
Le papier normal est composé de cellulose et un pourcentage plus ou moins important d’acide. L’acidité jaunit le papier et se détériore dans le temps. Il faut donc absolument éviter le papier acide pour l’impression photo.
Fonctions multiples
Les constructeurs ont cessé de faire le forcing sur la résolution et la vitesse d’impression. Actuellement, même une imprimante de base est capable d’imprimer des photos avec une définition très satisfaisante. La concurrence se fait plutôt sur les fonctionnalités et les capacités du périphérique: impression recto/verso, A4 sans marge, impression sur DVD, reconnaissance automatique du papier, etc.
Dernier conseil
En principe, tout le matériel nécessaire pour faire fonctionner l’imprimante est présent sauf… le câble USB chargé de faire la liaison entre l’imprimante et l’ordinateur. En cas d’oubli, un vendeur compétent vous le signalera. Quoi de plus énervant d’arriver chez soi et de constater que le matériel est incomplet.
Pour les gros consommateurs d’encre, il y a les systèmes externes. Ici pour Epson : http://www.inkrepublic.com/. Les imprimantes à jet d’encre sont les plus répandues et les moins coûteuses à l’achat mais aussi les plus chères à l’usage. En fonction des besoins, une imprimante laser peut s’avérer plus économique sur le moyen terme.
Tout est une question d’usage. Les jets d’encre ont l’avantage d’être polyvalente et d’imprimer aussi bien du texte seul, du texte illustré en couleurs et des photos. Ce qui n’est pas (encore) le cas des laser. Dans une administration ou une PME la laser est certainement le meilleur choix.