Tutoweb

Les tailles du texte

Ce qui est petit est mignon

La petite taille d'une police donne souvent un côté "hi-tech". Un effet très prisé par les créatifs, surtout les amoureux de la technologie Flash. Malheureusement, l'affichage sur écran montre ses limites par rapport au papier. Impossible d'afficher un texte en dessous de 10 pixels sans écraser les lettres et altérer la lisibilité. La faible résolution de l'écran en est la principale cause.

6 points    8 points    10 points    12 points    14 points   

8 pixels    10 pixels    12 pixels    14 pixels    16 pixels   

Pour diverses raisons - roll-over, fonte personnalisée, recherche graphique - il est possible de faire apparaître un texte sous forme d'image ou de l'intégrer dans une animation. Dans le cas d'un texte de petite taille, il est préférable de retirer l'effet de lissage par défaut (Photoshop) ou de l'indiquer comme un texte dynamique (Flash). Cela évite un aspect baveux et flou de la fonte.

Ce qui est grand est charmant

La distance homme-machine dépasser rarement un bras. Inutile donc d'utiliser une police trop grande qui fatigue l'oeil et ralentit la lecture. Par contre, cela peut parfaitement convenir à des titres ou des sous-titres pour attirer l'attention et mettre en évidence.

Un corps de police trop élevé risque de créer un "effet d'escalier" disgracieux appelé aussi "crénelage" (aliasing). Cet effet est atténué via votre système d'exploitation.

Sur Windows 2000:

  • clic droit sur le bureau - Propriétés
  • onglet Effets
  • cocher Lisser les polices d'écran

Sur Windows XP:

  • clic droit sur le bureau - Propriétés
  • onglets Paramètres
  • cocher Lisser les polices d'écran

Unité de mesure

Lors de la conception d'un site, le webmaster est confronté à choisir entre plusieurs unités de mesures. Celles-ci sont divisées en deux catégories: unités relatives (em, %, mot-clé) et unités absolues (px, pt). On peut penser que la taille en pixel est la panacée pour éviter que la dimension du texte varie et modifie la mise en page. Voici quelques raisons en faveur des valeurs relatives.

Accessibilité: pour ne prendre l'exemple que des mal-voyants, un texte défini avec des valeurs absolues ne pourra pas être agrandi sur un navigateur comme Internet Explorer (90 % du marché). Le webmaster peu consciencieux pénalise ainsi une partie de son public. Certains diront que ce pourcentage est relativement faible pour se permettre une discrimination. Je vous laisse seul juge de cette vision des choses.

Portabilité: désormais les sites web ne sont plus seulement accessibles sur un écran d'ordinateur. Un téléphone portable, un assistant personnel (PDA) sont des nouveaux supports à prendre en considération. Un site respectant les standards du W3C permet cette adaptation. Et qui dit standards dit valeurs relatives, aussi bien pour la mise en page que pour le corps des polices.

Préférences utilisateur: il existe toute une série de raisons, outre l'envie de changement, pour lesquelles un visiteur souhaite modifier manuellement la taille du texte via son navigateur: fatigue, handicap visuel, utilisation d'un rétroprojecteur pour une présentation, etc. Cela est possible avec des grandeurs relatives de différentes manières:

  • via les préférences de son navigateur;
  • via le menu ou les raccourcis clavier (Ctrl + et Ctrl -);
  • via un "switch font size" du site (un exemple sur Mike Davidson).

Alors, fixes ou relatives ? Les arguments en faveur des tailles relatives semble évidents. Le W3C encourage les webmasters à utiliser des valeurs proportionnelles sans fixer de taille par défaut. Ainsi, le texte s'adapte en fonction des préférences de l'utilisateur mais aussi en fonction de son matériel. Cependant, tous les navigateurs ne respectent pas les recommandations du consortium. D'autres, comme Jeffrey Zeldman préconise l'utilisation des valeurs en pixels sinon rien ("Give me pixels or give me death").

Choix des polices

À l'ère du tout numérique, on peut se plaindre de voir presque toujours les même polices sur la toile; Arial et Verdana. Si elles sont adaptées au medium internet c'est aussi parce qu'il est difficile de s'assurer que la fonte soit disponible sur le navigateur du visiteur.

Dans ce choix limité, il faut faire particulièrement attention à la Verdana qui est sensiblement plus grande que ses cousines et qui incite le webmaster à réduire sa taille. Rien de bien méchant si ce n'est que si l'internaute ne dispose pas de la Verdana, le navigateur va chercher la police alternative. Dans ce cas, le corps du texte risque bien d'être trop petit.

Plate-formes

Pour compliquer le problème, le résultat à l'écran sera différent en fonction de votre système d'exploitation. Même si la valeur par défaut du corps des polices est de 3 (équivalent à 12 points - 16 px - 1.6 em - medium) dans les navigateurs, une fonte sur un PC (96 dpi) sera plus petite sur Linux (75 dpi) et sur Mac (72 dpi).

Conclusion

Difficile dans cette jungle d'établir une règle universelle. L'excès nuit à tout, il est donc recommandé de rester sobre dans les grandeurs. Une valeur absolue de 12 points pour le texte semble être un bon compromis. Une valeur de 14 à 16 points pour les sous-titres et les titres est idéal.

Qui a dit que choisir le corps d'une police était chose aisée ?

Sources et documentation

Réalisé le 10 octobre 2005.
Haut de la page